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Luxembourg: Réforme libérale des pensions nuisant à l'emploi des jeunes; forte mobilisation des travailleurs (16.10.12)

Luxembourg Publié le 16.10.12

Forte mobilisation contre la réforme des pensions à Luxembourg

Plus de 2.000 salariés et retraités ont répondu à l'appel du front syndical sur la place Clairefontaine à Luxembourg pour manifester, vendredi, contre le projet de réforme des pensions qui veut "forcer les salariés à travailler plus longtemps" et cela "au détriment de l'emploi des jeunes"!

 

La réforme des pensions inquiète. Et pas seulement les syndicats. Malgré une météo maussade, vendredi en fin de journée, la Place Clairefontaine était noire de monde à Luxembourg où les présidents de la CGFP, de l'OGBL et de l'ALEBA sont montés à la tribune pour dire que le projet de réforme devait "disparaître de la table!"

L'ampleur de la mobilisation est "un message clair en direction du gouvernement pour stopper le démantèlement social", a lancé Romain Wolff de la CGFP. Mais c'est aussi "le signe que nous pouvons compter sur vous!", a remercié la foule, Jean-Claude Reding, vivement applaudi.

 

Le président de l'OGBL a parlé d'un "projet de réforme rétrograde" qui vise à "forcer les salariés à travailler plus longtemps (43 ans de cotisation au lieu de 40) et s'ils s'y refusent et s'ils ne peuvent plus, parce qu'ils sont à bout, les pensions seront diminuées. Travailler plus longtemps ou accepter une pension réduite, ce serait un choix personnel, nous dit-on. Quelle hypocrisie!"

Donnant tord au LCGB de ne pas être là, vue la foule, le président de l'OGBL a fustigé le gouvernement: "CSV et LSAP n'ont pas été élu pour faire cette politique!" La foule acquiesce.

Jean-Claude Reding a souligné à deux reprises l'injustice que représente le non-ajustement de 1,5% des pensions qui était pourtant dû  à compter du 1er janvier 2013.

Aux politiques il suggère: "Améliorez nos conditions de travail au lieu d'attaquer nos pensions!"

 

Marc Glesener, le président de l'ALEBA, estime que cette réforme "fera augmenter le chômage et la pauvreté" mettant en lumière comment elle oblige les salariés à travailler plus longtemps au détriment de  la jeune génération en proie au chômage.

L'idée selon laquelle payer les futures pensions ne sera possible qu'en réduisant aujourd'hui les cotisations "c'est entièrement faux!" a balancé Marc Glesener.

Car ces cinquante dernières années, la productivité "a permis d'augmenter les pensions, sans aucun problème" et c'est encore possible à  l'avenir "à condition qu'il y ait une volonté politique de recourir aux gains de productivité afin de co-financer les pensions!" Une idée largement partagée par la foule.

 

Maurice Fick



20/10/2012
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