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Plan d'actions ou pacte avec le diable

Dans le débat sur l'acceptation ou pas du projet d'accord du G10, du côté des travailleurs, tout le monde refusait le saut d'index. Mais, en gros, il y avait ensuite deux camps:

- ceux qui considéraient qu'il était possible d'engranger les premiers résultats des négociations avec les patrons, tout en continuant à s'opposer au saut d'index, à la dispo des prépensionnés, etc...

- et les autres qui prétendaient que pour pouvoir continuer à s'opposer au saut d'index et défendre nos 4 balises, il fallait refuser le projet d'accord, parce qu'en accepter une partie nous contraignait à baisser les armes pour le reste...

Les declarations du gouvernement aujourd'hui démontrent que ce sont les deuxièmes qui avaient raison!

En se réjouissant que 2 syndicats sur 3 aient accepté l'accord et en ajoutant immédiatement que cette acceptation entrainait automatiquement l'impossibilité de mener des grèves en front commun, le gouvernement confirmait que la paix sociale couvrait l'ensemble de l'accord du G(10-2), y inclus le saut d'index...

Même si 2 syndicats sur 3 ont approuvé l'accord, une large majorité des travailleurs et des allocataires sociaux ont montré qu'ils n'étaient pas prêts à baisser les armes face à ce gouvernement de riches et ces patrons décidés à leur reprendre leur dignité!

En poussant les structures syndicales à redéposer un plan d'actions, les travailleurs confirment qu'ils ne sont pas prêts à lacher ces 4 balises pour lesquelles nous sommes descendus à 120.000 dans les rues et pour lesquelles nous nous sommes gelés tous ensemble, rouges, verts et bleus, sur les piquets il y a quelques semaines...

Alors, si pour relancer la machine et fédérer l'ensemble des travailleurs, notre plan d'actions doit passer par des concentrations et une manifestation qui refasse trembler les pavés de la rue de la loi, ok.

Mais si nous voulons faire plier ce gouvernement d'ultra droite, nous n'aurons d'autre choix que de faire mal à ce patronat qui veut nous prendre notre dignité. Et jusqu'à preuve du contraire, le seul moyen dont nous disposons, nous, les forces laborieuses, pour faire mal au patronat en dernier recours, cela reste la grève générale.

Qu'il faille repasser devant les instances pour re sortir les palettes, et bien soit!

Mais ceux qui "naïvement" ont cru qu'il serait possible de continuer les actions après avoir pactisé avec le diable n'auront plus d'excuses cette fois pour assumer leurs responsabilités!



12/02/2015
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